Archives mensuelles : juillet 2015

Cascades islandaises

L’Islande est un pays où il y a beaucoup d’humidité en « été » et beaucoup de neige en hiver. (En fait, il n’y a pas vraiment de saison chaude ici, à moins que vous ne vous submergiez dans les sources chaudes pendant trois mois.) Par conséquent, l’H2O n’est pas ce qui manque ici. Comme il y a plusieurs volcans immenses dans ce pays, les conditions parfaites sont réunies pour voir apparaître de plus en plus de cascades en Islande, qui sont déjà en grand nombre. En voici les cinq plus importantes que nous avons visitées dans le sud et le sud-est du pays. Elles valent vraiment toutes la peine d’être vues.

Cascade no1 : Gullfoss. Elle se trouve ici.

Gullfoss, l'une des cascades les plus célèbres d'Islande. Gullfoss, l’une des cascades les plus célèbres d’Islande.

La rivière Hvítá coule dans un long virage qui forme une sorte d'escalier de trois marches, puis elle se précipite brusquement dans deux niveaux d'eau différents (l'un de 11 m et l'autre de 21 m) et arrive enfin dans une gorge de 32 m de profondeur. La rivière Hvítá coule dans un long virage qui forme une sorte d’escalier de trois marches, puis elle se précipite brusquement dans deux niveaux d’eau différents (l’un de 11 m et l’autre de 21 m) et arrive enfin dans une gorge de 32 m de profondeur.

Il y a eu une proposition d'utiliser la cascade Gullfoss pour produire de l'électricité, mais ce projet n'a pas abouti car les habitants des environs ont lutté contre.Il y a eu une proposition d’utiliser la cascade Gullfoss pour produire de l’électricité, mais ce projet n’a pas abouti car les habitants des environs ont lutté contre.

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Tectonique islandaise

Tout le monde a une petite idée de la composition de notre planète, même les élèves d’école primaire. En voici plus ou moins la description. Au centre se trouve le noyau. Puis, il y a le manteau. Enfin, il y a la croûte terrestre, sur laquelle nous nous trouvons.

Toutefois, la croûte terrestre n’est pas faite d’un seul bloc. Elle est composée de plaques tectoniques, qui flottent de manière presque imperceptible sur du magma. Ces plaques se déplacent dans différentes directions. Elles avancent les unes vers les autres, de façon perpendiculaire, ou encore s’écartent d’entre elles. On parle ainsi respectivement de convergence, de décrochement et de divergence. Des tremblements de terre se produisent fréquemment à cause du frottement des plaques. La tectonique provoque aussi toutes sortes d’activités volcaniques. Si cela vous intéresse, vous pouvez cliquer sur les liens.

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Quand les plaques convergent, des montagnes et des volcans apparaissent, ainsi que toutes les caractéristiques qui leur sont associées sur la terre ferme. C’est le cas du Japon, du Kamchatka, des îles Kouriles, des îles Aléoutiennes, de la Cordillère des Andes, de la Cordillère américaine, de l’Himalaya, etc. Les zones où les plaques divergent sont en général des fonds marins, visibles sur des cartes de qualité et suffisamment détaillées. Ici se trouve, par exemple, la dorsale médio-atlantique. A cet endroit, les plaques tectoniques l’éloignent les unes des autres, et l’espace qui se crée est comblé par du magma.

L’un des rares lieux où la divergence des plaques se produit en surface est l’Islande. Ce pays se situe entre la plaque américaine et la plaque eurasienne. La première se déplace très lentement vers l’ouest, tandis que la seconde se dirige tout aussi lentement vers l’est (à une vitesse de 2 cm par an). En d’autres termes, la largeur de l’Islande augmente de deux centimètres chaque année (indépendamment de l’érosion des côtes ou, au contraire, de l’expansion de la masse terrestre provoquée par les coulées de lave). Cela correspond à deux mètres par siècle, à vingt mètres par millénaire et à vingt kilomètres par million d’années. Si elle continue d’évoluer de cette manière, l’Islande sera, dans 200 millions d’années, aussi large que la longueur du Chili ou, dans 300 millions d’années, aussi étendue que la Russie !

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En Islande, le meilleur endroit pour observer la fissure au sol provoquée par la faille est Þingvellir (Thingvellir).

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Une fissure inégale et escarpée, d’environ cinq kilomètres de long, traverse le paysage. En plus, il y a un joli lac. Voici à quoi cela ressemble :

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Les montagnes que l’on distingue à l’horizon sont en Europe. La photo a été prise en Amérique du Nord, et toute la terre devant nous correspond au trou entre les deux plaques tectoniques, l’eurasienne et l’américaine.

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L’Islande : un pays merveilleux

J’ai toujours rêvé de visiter l’île volcanique de l’Islande, que ce soit pour faire du tourisme, de la randonnée ou pour me ressourcer. Mes amis et mes collègues m’en avaient dit beaucoup de bien. J’avais aussi vu des photos superbes de ses paysages et j’avais écouté de la musique islandaise, mais ce n’est que récemment que j’ai pu y aller quelques jours, étant donné que j’avais des rendez-vous d’affaires dans le pays.

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Après l’avoir découverte, voici les quelques adjectifs qui me viennent à l’esprit quand j’essaie de décrire cette île : gigantesque, grandiose, magnifique et monumentale. À mon avis, cet endroit est l’un des plus beaux de la planète, et comme vous le savez, j’ai vu beaucoup de lieux magnifiques. Bien sûr, les intempéries et les changements climatiques peuvent poser un problème ici. Mais il faut s’attendre, la calotte polaire n’étant, après tout, pas si loin… De toute façon, c’est un inconvénient de moindre importance comparé à la splendeur des volcans, des geysers, des sources chaudes, des glaciers, des cascades, de la tectonique (un nouveau mot qui appartient à mon lexique et dont je vous parlerai plus tard) et d’autres beautés naturelles de l’île.

Alors, préparez votre pop-corn car les prochains articles de la série seront remplis de photos et de commentaires, et constitueront un carnet de voyage exceptionnel. Pour commencer, voici une petite sélection de chefs-d’œuvre photographiques pour illustrer certains des meilleurs moments du voyage.

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Une voiture qui peut être piratée à distance : c’est arrivé !

De temps en temps (à quelques années d’intervalle), quelque chose de terrible a lieu dans l’univers cybernétique. C’est une sorte d’événement dramatique, auquel personne ne s’attend, et qui bouleverse véritablement le monde. Pour la plupart des « citoyens », ce n’est apparemment que la dernière des mauvaises surprises que réserve inévitablement le monde cybernétique. Alors que mes collègues et moi, nous secouons la tête, clignons des yeux, faisons la grimace et soulevons un sourcil à la manière de Roger Moore, tout en poussant une exclamation du style : « Nous vous attendions, M. Bond. Pourquoi avez-vous mis autant de temps ? ».

Etant donné que nous étudions et analysons en continu les principales tendances du côté obscur d’Internet, nous avons une certaine idée de qui se trouve derrière cet acte glauque. Nous imaginons également quelles peuvent en être les motivations. C’est ainsi que nous pouvons prévoir la manière dont les choses vont évoluer.

Chaque fois qu’un tel événement « inattendu » se produit, je me retrouve dans la situation inconfortable de devoir donner un discours (ou plutôt, des discours) dans le genre de « Bienvenue dans une nouvelle ère ». Je dois le reconnaître, je ne fais que reprendre des paroles que j’avais prononcées il y a quelques années. En plus, je n’ai qu’à mettre à jour un ancien discours, en ajoutant une phrase du style : « je vous avais mis en garde contre ça, mais vous pensiez que je me montrais alarmiste simplement pour vendre mes produits » !

Voilà, vous avez compris (personne n’apprécie d’entendre « je vous l’avais bien dit », alors je vais passer à autre chose). 🙂

Alors, de quoi s’agit-il cette fois-ci ? En réalité, cela concerne un secteur auquel je tiens beaucoup : celui du monde automobile !

Il y a quelques jours, le journal WIRED a publié un article dont la première phrase était : « je roulais à 110 km/h aux abords du centre-ville de Saint-Louis quand l’exploit a commencé à se produire ». Mince !

L’article se poursuit par la description d’une expérience menée par des hackers chercheurs en sécurité, provoquant à distance l’accident d’une voiture intelligente. Les chercheurs ont disséqué (pendant plusieurs mois) le système informatique Uconnect d’une Jeep Cherokee. Ils ont finalement trouvé une vulnérabilité et sont parvenus à prendre le contrôle des fonctions principales du véhicule via Internet (alors que le journaliste de WIRED conduisait sur l’autoroute) ! Je ne plaisante pas ! Et nous ne parlons pas là d’un « cas de laboratoire » isolé ne concernant qu’une seule voiture. Non, la faille que les chercheurs ont trouvée et exploitée concerne près d’un demi-million de véhicules. Oups ! Et mince, encore !

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Le plus petit et le plus grand pays du monde

Bonjour tout le monde !

Cet article est le dernier de la mini-série sur Saint-Pétersbourg. Je continuerai sur le thème des « lieux à visiter« , mais avec une différence : le lieu que je vais décrire ressemble à un musée, mais je crois qu’il n’en est pas vraiment un. Ou peut-être que oui… Après tout, c’est ce qu’il prétend être… Enfin, peu importe ce que c’est, il est insolite, unique et fait partie des choses à voir !

Cet endroit est un peu comme un musée ou une galerie d’art car il n’est toléré en aucun cas de toucher … les pièces d’exposition, même si elles n’en sont pas vraiment… Vous êtes un peu perdu ? Ne vous inquiétez pas, vous allez comprendre…

Il est inscrit sur l’affiche : « il a touché la maquette ! ». Il est écrit sur la chemise : « je suis puni ».

Je vous présente la Grande maquette de Russie ! Il s’agit d’un modèle réduit du paysage russe, une version miniature de l’ensemble du pays, ce qui en fait la plus petite maquette du plus grand pays du monde. C’est aussi la deuxième plus grande maquette de ce genre au monde, derrière le Miniatur-Wunderland à Hambourg.

C’est un lieu vraiment unique, surprenant et très agréable. Vu de l’extérieur, il n’a rien d’exceptionnel, c’est juste un bâtiment modeste et pas très grand. En revanche, vu de l’intérieur, il est extraordinaire ! C’est comme le TARDIS de Dr. Who ! Une maquette gigantesque, un jouet trop énorme pour les petits et les grands ! Mais encore, ce n’est pas vraiment un jouet… Quel type de jouet serait-ce si personne ne peut le toucher ? 🙂

grand_market-2 En lire plus :Le plus petit et le plus grand pays du monde

Merveilles ferroviaires à Saint-Pétersbourg

Il existe différents types de musées.

Il y a les vrais musées (au sens propre du terme), et il y a des expositions, des présentations, des installations… Quel autre terme pour décrire de telles choses ? Graffiti ! A ce propos, y a-t-il une exposition ou une installation de graffitis de qualité, réalisés avec bon goût ? Le dernier que j’ai croisé sur mon chemin depuis nos beaux graffitis était du vrai art. Oups ! Je m’écarte déjà avant même d’avoir commencé ! Je fais toujours ça…

Alors, à propos des musées…

Saint-Pétersbourg en est rempli. C’est un peu la capitale mondiale des musées !

En même temps, je comprends que si on compare ses musées au Louvre ou au British Museum, Saint-Pétersbourg est encore en retrait par rapport à Paris et à Londres. Toutefois, si on prend en compte le passé difficile de la ville, tous ses musées relèvent un peu du miracle. Les musées n’étaient pas très encouragés pendant la période post-impériale, ni pendant celle du communisme des années 70 et plus. Evidemment, la Seconde Guerre mondiale marque un contretemps important. Même depuis la chute du communisme, les musées de la ville ont continué d’être comme négligés, ne recevant ni subventions de l’Etat, ni financements de la part de mécènes philanthropiques, comme c’est le cas en Occident. Peut-être que je me trompe, mais c’est l’impression que j’ai. Dites-moi si j’ai tort.

Voilà que je m’éloigne à nouveau. Bon, retour au sujet principal.

A Saint-Pétersbourg, il y a les musées habituels, ceux que les enfants visitent pendant leurs voyages scolaires. Ceux sont les musées typiques, ennuyeux, traditionnels et incontournables. Du coup, nous avons décidé de sortir des sentiers battus et de nous intéresser à ce qui est alternatif et rebelle ! Nous sommes allés… au musée des chemins de fer !

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Je le recommande d’emblée, en particulier aux petits garçons (mince, est-ce que c’est sexiste, maintenant ?). Dans un magasin de jouets, les rayons pour les garçons sont remplis de locomotives, tandis qu’ici, c’est le paradis des trains ! Il s’y trouve toute sorte de pièces, retraçant ainsi l’histoire entière du mode de transport le plus chic et le plus romantique, unique en son genre, depuis les plus beaux trains jusqu’aux plus effrayants, depuis les plus simples jusqu’aux plus originaux (ces derniers étant les plus intéressants de tous).

A présent, je vais me taire et laisser les photos s’exprimer par elles-mêmes. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez toujours effectuer des recherches sur ce qu’on appelle Internet ! Ou bien vous pouvez lire les explications de certaines photos.

piter-muzey-parovozy-2 En lire plus :Merveilles ferroviaires à Saint-Pétersbourg

Saint-Pétersbourg vue du ciel

Bonjour tout le monde !

Il est toujours sympa de prendre de la hauteur pour admirer un paysage d’en-haut, depuis une montagne, par exemple. Il est encore mieux de le survoler pour en avoir une vue panoramique. Et le top du top consiste à monter à bord d’un hélicoptère pour faire le tour guidé d’une ville magnifique, en particulier s’il s’agit de la splendide Saint-Pétersbourg.

Nous avons donc grimpé dans un hélicoptère !

Parcours : Aéroport de Pulkovo – Petergof –Bolshaya Neva (bras long de la Neva), la Neva, Malaya Nevka (bras court de la Neva) – Pulkovo.

Je n’ai pas grand-chose à dire, mais j’ai beaucoup de photos à vous montrer :

Petergof :

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LA SAINT-PETERSBOURG ESPIEGLE

Saint-Pétersbourg en été, et surtout en juin et en juillet, c’est… piège. Vous avez probablement déjà entendu qu’il ne fait presque jamais nuit en cette saison. Le soleil, bien haut dans l’hémisphère nord à cette époque de l’année, ne se couche que quelques petites heures, avant de se « lever » aux premières heures du matin. Par conséquent, les jours peuvent paraître interminables ; enfin, ils le sont presque ! Si vous voulez fermer l’œil la « nuit », il vous faut des rideaux très épais ou un masque pour les yeux.

Il y a autre chose : vous devez vous assurer que vous vous trouvez où vous devez être quand les ponts se lèvent. S’ils se sont redressés et que vous n’êtes pas où vous le devez : oups ! Par ailleurs, ces ponts basculants ont leur avantage : quelle meilleure excuse pour justifier que vous n’êtes pas là où vous le devriez (mais où vous n’avez pas envie de vous rendre) ? « Je ne peux pas y aller. Non, vraiment, je ne peux physiquement pas y aller, les ponts se sont levés ! ».

Comme je vous l’ai dit, cette époque de l’année est plutôt piège.

C’est un peu difficile, mais c’est aussi magnifique. Regardez un peu les vues superbes de ces nuits blanches et de ces ponts levés ! Incroyable, en effet !

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Comment aider les saumons à se reproduire ?

Il y a toutes sortes de phénomènes inhabituels dans le monde, qu’ils soient l’œuvre de la nature ou de l’homme.

Parfois, ils sont parfaits et inoffensifs, comme les Horizontal Falls (les cascades horizontales) au Kimberley, en Australie, ou les cascades créées par l’homme du barrage d’Itaipu, ou encore le splendide lever de soleil à Santorin.

D’autres fois, ces phénomènes sont effroyables et destructeurs, comme les éruptions volcaniques, les tremblements de terre et les tsunamis.

Il y a l’immobilité apparente des montagnes et des volcans inactifs, il y a le mouvement lent et constant des choses comme les plaques tectoniques, les glaciers et les sommets enneigés et il y a les choses imprévisibles, bien qu’inévitables, comme les avalanches et autres tel que les cataclysmes. Il y a aussi les curiosités de la nature, les éclairs et les grandes inondations qui vont et viennent de manière irrégulière. Les inondations sont le résultat que nous obtenons quand dieu oublie de fermer le robinet quand il se fait couler un bain. Donc l’homme doit intervenir. Il ne peut pas faire en sorte que Dieu n’oublie pas de le fermer donc, afin de compenser pour cette étourderie divine, il doit créer et construire de grandes installations de protection pour évacuer l’eau qui est sur le point de provoquer une inondation.

Cette amnésie céleste se passe souvent dans la partie européenne de la Russie (au large du golfe de Finlande), et en particulier autour du delta de la rivière Néva. Par une coïncidence infortunée, il se trouve que la ville de Saint-Pétersbourg se situe ici. Elle est connue pour son héroïsme, ses victoires et son héritage culturel impérial, mais aussi, malheureusement, pour ses catastrophes provoquées par l’eau. Malencontreusement, elle a eu beaucoup trop de désastres à cause de l’eau. Pour ceux qui sont intéressés.

Vous êtes toujours intéressé ? Alors lisez le poème du Cavalier de Bronze. C’est génial. Il se trouve ici et comprend plein de commentaires.

La version courte :

Il fallait absolument faire quelque chose à Saint-Pétersbourg contre les inondations. Et c’est exactement ce qui a été fait. J’avais déjà entendu parler de ce problème avant. Il y a maintenant autour de Saint-Pétersbourg un énorme barrage qui protège la ville des inondations. Ce n’est que récemment que j’ai pu le contempler sous le soleil. Heureusement, les portraits poétiques que dressait Pouchkine des inondations font maintenant partis du passé. Bon débarras !

Il se trouve que les hydrauliciens se raillent de l’utilisation du mot « barrage » pour ce fantastique exploit en matière d’ingénierie. Ils préfèrent le terme « installations de protection complexes contre les inondations ». C’est long à dire, n’est-ce pas ? Mais s’ils insistent, qui suis-je pour le remettre en question ?

Maintenant, voici quelques données techniques :

Ce dont ils avaient besoin était une construction qui laisserait normalement une quantité raisonnable d’eau couler entre le golfe de Finlande et la baie de la Néva. De plus, lorsque de très hautes vagues catastrophiques provenant de la mer Baltique viendraient s’écraser, elle devrait créer une haute barrière ce qui les empêcheraient de causer une inondation désastreuse dans la ville. Cette installation devrait aussi pouvoir laisser passer les navires océaniques quotidiennement et elle ne devrait pas interférer avec la fragile écologie marine locale.

Les « plans » du barrage ont été élaborés pour la première fois au cours du 19ème siècle, mais la construction n’a commencé qu’en 1979 (les détails se trouvent ici). Puis, évidemment, le communisme est arrivé… À la fin des années 80, la construction s’est arrêtée. Ce n’est qu’au début des années 2000 que le projet abandonné a ressuscité. Il fut finalement terminé en 2011, et les résultats ont été fantastiques !

J’ai essayé de trouver d’autres barrages qui contrôlent les inondations sur Internet mais je n’ai pas trouvé grand-chose. Ils sont tous d’une manière ou d’une autre plus petits. Il y en a un à Londres, un en Hollande, un dans l’Elbe… Cependant, ils sont tous minuscules comparés à l’énorme installation russe de 25 kilomètres.  J’étais très impressionné.

Il y a une autre installation contre les inondations qui lui fait concurrence : celle qui est en construction en Nouvelle-Orléans. Quand elle sera terminée, elle sera plus grande, mais pour le moment, celle de Saint-Pétersbourg reste la numéro 1 !

Pour le novice qui verrait cette construction, il s’agit simplement d’une longue autoroute de 25 kilomètres qui joint les deux rives du golfe de Finlande. Un peu comme celle-ci, qu’on peut trouver à Miami Vice et qui connecte Miami aux Keys (elle est beaucoup plus longue mais ce n’est pas une installation contre les inondations). Cette construction possède un bitume lisse, de superbes marquages au sol, de magnifiques panneaux indicateurs et de belles entrées et sorties d’autoroute.
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La Saint-Pétersbourg ensoleillée*

[*Voir l’avant-dernier paragraphe.]

Dernièrement, j’écris beaucoup de séries sur ce blog. Il y a eu celle sur le voyage au Kimberley (articles 1 à 7), celle sur le Top des lieux à visiter (qui est encore à venir), et voici maintenant le premier poste d’une autre série sur Saint-Pétersbourg, une fenêtre sur l’Europe.

Et c’est parti !

Tout d’abord, je vais commencer par une très longue introduction. Serais-je du genre à m’étendre ?

Pour une raison inconnue, j’ai décidé récemment de compter le nombre de grandes villes que j’ai visitées en Russie. Et je vous parle bien des grandes villes, celles qui comptent au moins 100 000 habitants ! Et des villes que j’ai vraiment explorées et où je suis resté au moins quelques jours. Par conséquent, je ne prendrai pas en compte les endroits où je n’ai fait que passer, dont je n’ai vu que l’aéroport car j’avais une correspondance ou dont j’ai vu rapidement le Kremlin.

Au total, il se trouve que je suis allé dans 14 grandes villes de Russie. En les énumérant du sud-ouest vers le nord-est, nous avons : Kaliningrad, Pskov, Veliki Novgorod, Saint-Pétersbourg, Moscou, Rostov-sur-le-Don, Novorossiisk, Kazan, Saratov, Volgograd, Sotchi, Iakoutsk, Novossibirsk, Petropavlovsk-Kamtchatski.

Bien sûr, je suis allé dans d’autres villes mais, étant données les règles d’exception mentionnées précédemment, je ne les ajouterai pas à ma liste. Voici donc quelques villes que j’ai visitées, mais qui sont exclues de ma liste :

Ourioupinsk, Kozmodemiansk, Dmitrov, Doubna, Kolomna, Torjok, Kozelsk, Kem, Belomorsk, Kholmsk, Ioujno-Sakhalinsk, Loukhovitsy et beaucoup d’autres encore.

Je me suis ensuite demandé à quoi ressemblerait la liste des grandes villes des États-Unis que j’ai explorées. Le résultat est impressionnant : 16 ! Deux de plus qu’en Russie :

Anchorage, Seattle, San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, Minneapolis, Chicago, Louisville, Dallas, Austin, Boston, New York, Washington D.C., Atlanta, Orlando et Miami.

Les autres villes où je suis allé aux États-Unis sont : Honolulu (Hawaii), Valdez (Alaska), Sedona (Arizona), Palo Alto et San José (Californie), El Paso (Texas), Page (Arizona), Key West (Floride) et énormément d’autres (même nos bureaux à Woburn, au Massachussetts, ne sont pas pris en compte !).

La population des États-Unis correspond à un peu moins du double de celle de la Russie, avec respectivement 320 millions et 140 millions d’habitants. Ainsi, une ville de Russie devrait disposer d’un coefficient de deux lorsque l’on compare les villes visitées dans ces deux pays. Non, ce n’est pas correct, car en suivant cette logique, cela voudrait dire que j’ai été dans « la plupart des villes » de… Singapour ! (qui possède une population de 5,5 millions d’habitants, soit 25 fois plus petite que celle de la Russie).

Jetons un coup d’œil au nombre d’habitants des pays dont j’ai visité des grandes villes :

La Norvège : cinq millions d’habitants. Je suis allé dans deux villes : Oslo, la capitale, et Bergen. Ainsi, c’est deux fois plus qu’à Singapour. Quoi de plus ?

La Nouvelle-Zélande, avec une population de 4,4 millions d’habitants. Nous nous sommes acclimatés et nous nous sommes promenés à Auckland. Nous avons passé une nuit à Christchurch et, le jour suivant, nous avons découvert ses lieux d’intérêt. Ensuite, nous avons passé une nuit à Wellington et une autre à Dunedin, mais puisque nous ne les avons pas visitées, elles ne comptent pas.

Avons-nous un pays avec une population de moins de 2 000 000 d’habitants dans cette liste ? La réponse est : OUI !

Premièrement, nous avons le Gabon ! Ce pays comprend une population de 1,6 million d’habitants. J’ai passé quelques jours à Libreville il y a seulement six semaines. Deuxièmement, nous avons Chypre ! J’ai seulement traversé les villes de Limassol, Nicosie et Paphos, ce qui signifie que Chypre n’est donc pas un concurrent ! (Néanmoins, ce pays a un peu plus d’un million d’habitants). Troisièmement, nous avons Andorre, avec une population de 85 000 habitants ! J’y suis allé, je me suis promené, j’y ai fait du ski. Mais qui est le gagnant ? C’est Monaco ! Monte Carlo est le leader incontestable. Effectivement, il comporte une population de 30 000 habitants. J’y suis allé à de nombreuses reprises.

Si vous prenez en compte le « handicap » d’un coefficient ville/pays, allez à Monte Carlo. Sa population équivaut à celle de 4 500 villes en Russie et de 10 000 villes aux États-Unis. Oups, il y a quelque chose qui ne va pas. En fait, toute la méthode est fausse. Il faudrait prendre en compte les coefficients économiques, géographiques… Mais non, je suis déjà fatigué de tous ces chiffres et j’ai déjà trop écrit.

D’accord, ça suffit avec les maths. 🙂

Mettons de côté les comparaisons expérimentales. Récemment, je me trouvais à Saint-Pétersbourg.

La splendide, la séduisante, la sensuelle, la sculpturale Saint-Pétersbourg. J’y suis allé pour la dernière fois pendant l’été 2008, il y a donc sept ans. Nous avions notre conférence de partenaires. Depuis, je promets chaque année à mes chers Pétersbourgeois d’y retourner, mais j’ai jusque-là échoué honteusement.

J’ai fait cette promesse pendant sept ans. Durant tout ce temps, nous avons ouvert un bureau là-bas, nous avons même déménagé dans des locaux plus élégants, et maintenant, 80 employés de Kaspersky Lab y travaillent assidûment, pour le bien de l’entreprise et du monde. Beaucoup de choses ont changé, et j’ai toujours continué de faire des promesses, mais j’ai trainé des pieds. Néanmoins, à la fin, j’y suis allé ! Hourrah ! Je suis en train d’écrire cet article à Saint-Pétersbourg, l’une des plus belles villes du monde.

Alors, qu’avons-nous ici qui s’y trouvait déjà la dernière fois ? Le fleuve Neva traverse toujours la ville, la perspective Nevski, la cathédrale Saint-Isaac, l’amirauté, la forteresse Pierre-et-Paul, l’hôtel Astoria, les ponts s’ouvrent toujours et Peterhof attire toujours les foules.

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