Les années du cyber-passé – partie 3 : 1992-199x

Juste au cas où vous auriez raté mes deux premiers récits, voici le troisième épisode de mes chroniques du cyber-passé. Depuis que le confinement a commencé, tout comme la plupart d’entre vous, j’ai plus de temps pour me remémorer tranquillement tout mon parcours en cyberséKurité. En temps normal je serai très certainement dans un avion pour me rendre ici et là, un peu partout, que ce soit pour le travail ou pour faire du tourisme, ce qui me prend généralement tout mon temps. Puisque rien de cela n’est possible pour le moment (du moins en personne, dans la vie réelle), j’utilise une partie de ce temps libre pour m’installer devant mon ordinateur et laisser libre cours à cette nostalgie personnelle / de Kaspersky Lab / de cyber-histoire : cet article va du début au milieu des années 90.

Une faute de frappe devient notre marque

Au tout début, nous nommions tous nos antivirus suivant le modèle « -*.EXE ». Cela donne, par exemple, « -V.EXE » (scanner antivirus), « -D.EXE » (contrôle interne) ou « -U.EXE » (utilités). Le préfixe « – » était utilisé pour nous assurer que nos logiciels seraient en tête de liste des programmes dans un gestionnaire de fichiers (la geekitude technologique rencontre l’intelligence des relations publiques dès le départ ?).

Un peu plus tard, lorsque nous avons lancé notre premier produit complet, nous l’avons appelé « Antiviral Toolkit Pro ». Logiquement son abréviation aurait dû être « ATP » mais ce ne fût pas le cas…

Fin 1993, ou début 1994, Vesselin Bontchev, qui se souvenait de moi comme nous nous étions déjà rencontrés dans le passé (cf Les années du cyber-passé – partie 1), m’a demandé une copie de notre produit pour le tester au Virus Test Center (centre de test pour virus) de l’université d’Hambourg où il travaillait à l’époque. J’ai bien évidemment accepté et, alors que je compressais les fichiers pour créer une archive ZIP, j’ai accidentellement nommé l’archive AVP.ZIP (au lieu de ATP.ZIP). Je l’ai envoyé à Vesselin sans me rendre compte de mon erreur. Quelque temps plus tard, Vesselin m’a demandé s’il pouvait télécharger l’archive sur un serveur FTP (pour qu’elle soit rendue publique). J’ai à nouveau accepté. Une ou deux semaines plus tard il m’a dit : « Ton AVP connaît de plus en plus de succès sur le serveur FTP ! »

« Quel AVP ? » demandai-je.

« Qu’est-ce que tu veux dire lorsque tu me demandes « Quel AVP » ? Celui que tu m’as envoyé dans l’archive, bien sûr ! »

« QUOI ?! Renomme-le sans attendre, c’est une erreur ! »

« Trop tard. Il est déjà en ligne et connu sous le nom de AVP ! »

Voilà : nous devions continuer avec AVP ! Par chance, nous avons (plus ou moins) réussi à tirer notre épingle du jeu : Anti-Viral toolkit Pro. Comme je l’ai dit… plus ou moins 😊 Autant faire les choses jusqu’au bout : nous avons modifié tous les noms de nos utilités et remplacé le préfixe « – » par « AVP ». Nous l’utilisons encore aujourd’hui dans le nom de certains de nos modules.

Premiers voyages d’affaires – direction l’Allemagne pour le CeBIT

En 1992, Alexey Remizov (mon patron à KAMI et la première entreprise où j’ai travaillé) m’a aidé à obtenir mon premier passeport pour voyager à l’étranger, et m’a emmené avec lui au salon CeBIT qui se tenait à Hanovre, en Allemagne. Nous y avions un stand modeste que nous partagions avec d’autres entreprises russes. Notre table était à moitié recouverte de technologies transputer de KAMI, alors que l’autre moitié était consacrée à… nos offres antivirus. En récompense, nous avons obtenu quelques nouveaux clients mais rien de bien exceptionnel. Quoi qu’il en soit, ce voyage fût très utile…

À cette époque, nous voyons le CeBIT comme quelque chose de grandiose. C’était si immense ! Peu de temps s’était écoulé depuis la réunification de l’Allemagne et, pour nous, c’était encore un peu l’Allemagne de l’Ouest ; le capitalisme-ordinateur vous rend fou ! En effet, un véritable choc culturel (suivi d’un second choc culturel lorsque nous sommes revenus à Moscou. J’y reviendrai plus tard).

Étant donné l’immensité du CeBIT, notre petit stand partagé n’a pas vraiment attiré l’attention. Pourtant, vous savez ce que l’on dit : « ça ouvre des portes », « les premiers pas sont les plus difficiles », etc. C’est pourquoi nous sommes retournés au CeBIT quatre ans plus tard, mais cette fois pour commencer à construire notre réseau de partenaires européens (puis internationaux). Je pourrai vous en parler un autre jour dans un autre article. Je pense que ce pourrait être intéressant, surtout pour ceux qui se lancent dans le monde des affaires.

En attendant, même à cette époque, j’avais compris que notre projet avait sérieusement besoin d’un quelconque soutien marketing / de relations publiques. Puisque nous n’avions que trois francs six sous et que les journalistes n’avaient jamais entendu parler de nous, il était assez difficile d’obtenir quoi que ce soit. Pourtant, la conséquence directe de notre premier voyage au CeBIT a été la publication en mai 1992 d’un article sur nous, que nous avons rédigé, dans le magazine technologique russe ComputerPress. Des relations publiques du pays !

Fee-fi-fo-fum, je sens l’odeur de l’argent des Anglais !

Mon second voyage d’affaires a eu lieu en juin-juillet de la même année : direction le Royaume-Uni. Grâce à ce voyage, nous avons obtenu un autre article, cette fois dans le Virus Bulletin, intitulé The Russians Are Coming (Les russes arrivent). Il s’agissait de notre première publication à l’étranger. À propos, l’article parle de « 18 programmeurs ». KAMI comptait peut-être 18 employés au total, mais nous n’étions que tous les trois à travailler dans notre département antivirus.

Londres, juin 1992

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Les années du cyber-passé – partie 2 : 1991-1992

Me voilà de retour avec mes cyber-histoires de la vieille école. Vous avez sûrement déjà lu le premier épisode où je vous racontais comment j’avais pêché mon premier virus et vous parlais de notre premier utilitaire antivirus et de ma décision de m’installer à mon compte pour devenir membre d’une profession qui n’existait pas encore vraiment à l’époque (analyste antivirus indépendant).

Donc, après quelques semaines en tant que freelance, où je n’ai pas fait grand-chose parce que je ne trouvais pas de clients, j’ai décidé que je devais retrouver un emploi normal dans une entreprise. J’ai donc comparé trois entreprises privées qui m’avaient proposé du travail.

L’une d’entre elles (KAMI) mérite un article à part entière, je n’évoquerai donc que les grands traits ici. Il s’agissait d’une société d’import-export assez importante et à multiples facettes, qui possédait un département informatique qui a fini par se séparer de KAMI pour devenir indépendant. Son patron était Alexey Remizov, un type formidable qui a cru en moi et m’a aidé pendant de nombreuses années.

Revenons à cette comparaison. Deux des entreprises m’avaient dit de passer les voir pour parler de mon offre. Quant à Alexey, il m’a proposé de venir à son bureau le lendemain matin. Ce jour-là, il m’a montré mon bureau et mon ordinateur, m’a donné de l’argent en tant que première avance, a créé mon  » département  » (le  » département antivirus  » ou quelque chose comme ça), et m’a fourni deux employés.

Ma première tâche a été de virer les deux employés ! Ils ne convenaient pas, tout simplement. J’ai bien réussi cette tâche, sans drame et sans conflit. Ils étaient d’accord avec moi sur le fait qu’ils n’avaient pas le bon profil.

Maintenant, quelques informations sur KAMI (en 1991, n’oubliez pas)…

Le département informatique de KAMI était composé d’une vingtaine de personnes, mais il n’y avait pas d’argent à dépenser pour les ordinateurs ! Le capital de départ provenait donc de la vente de chaussures importées d’Inde, de biscuits au chocolat, de la fabrication d’un système d’alarme pour voiture et de systèmes de codage des signaux de télévision (pour la télévision payante). Les seuls projets informatiques étaient mon département antivirus et un département de transputer qui s’est avéré être le département le plus prospère de KAMI à l’époque.

De quoi d’autre puis-je me souvenir ?

En fait, pas grand-chose, car j’étais trop occupé à travailler 12 à 14 heures par jour : je n’avais pas le temps de m’occuper de quoi que ce soit d’autre, y compris de la politique. Pourtant, laissez-moi réfléchir…

Nous avons loué notre premier bureau dans… un jardin d’enfants ( !) à Strogino, un quartier de banlieue au nord-ouest de Moscou. Ensuite, nous avons déménagé dans des locaux du Musée Polytechnique, puis à l’Université publique de Moscou, puis dans un institut de recherche, puis dans un autre… Nous en rigolions : à nos débuts, l’entreprise est passée par tous les niveaux, sauf le lycée !

Notre tout premier  » bureau  » à Strogino

En lire plus :Les années du cyber-passé – partie 2 : 1991-1992

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Tous dans le même bateau – restons isolés.

Bonjour à tous !

Vous savez qu’ici, je parle habituellement de choses sympas comme mes voyages à travers le monde, mais aujourd’hui, je crois qu’il faut vraiment que je mentionne un sujet professionnel. Cependant, nous ne pouvons pas faire semblant d’ignorer le problème aussi considérable qu’un éléphant (vert) dans un magasin de porcelaine qu’est la crise sanitaire que traverse actuellement la planète. Ce n’est pas ce que nous voulons…

Ce que je veux vous dire,

c’est que l’entreprise qui, par le plus grand des hasards, porte le même nom que moi, travaille désormais totalement à distance. Cela n’a aucun effet négatif : tous les processus fonctionnent comme d’habitude, nous continuons à poursuivre et attraper les cybercriminels, nos produits installés sur les ordinateurs domestiques et d’entreprise du monde entier offrent une protection 24 heures sur 24, comme toujours, et les mises à jour sont envoyées aussi régulièrement. Autrement dit, tout fonctionne comme d’habitude… mais un peu différemment.

Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que la transition soit aussi fluide que cela. J’ai été agréablement surpris par le fait que nos plus de 4 000 employés à travers le monde aient été capables de passer du travail au bureau au télétravail et de poursuivre leurs tâches sans perte de productivité de manière encore plus productive. Je souhaite donc féliciter tous nos employés, et en particulier les équipes informatiques, de R+D et de RH : félicitations et tous nos applaudissements !

Bien entendu, il y a eu (et il y a encore) quelques difficultés ici et là, notamment psychologiques : nos employés s’habituent à travailler à distance. Passer à ce mode de travail inhabituel n’a pas été facile pour tout le monde. Travailler depuis chez soi chaque jour (si on ne l’a jamais fait ou peu fait auparavant) est synonyme de nouvelles routines et d’une nouvelle planification quotidienne qui demandent une certaine période d’adaptation, surtout quand on a des enfants et/ou des animaux (et je suis sûr que même être seul chez soi tous les jours demande un certain temps d’adaptation). Face à ces petits soucis, nous avons partagé avec vous plusieurs de nos expériences et astuces pour mieux gérer cette nouvelle réalité sur nos blogs. Jetez-y un œil : presque tous les jours, vous verrez des articles indispensables, intéressants, utiles et insolites.

Vous vous demandez peut-être comment je vis cette  » nouvelle  » situation de télétravail.

Eh bien, tout cela n’a rien de nouveau pour moi. Cela fait 15 ans que je travaille autant à distance qu’en présentiel au bureau, étant donné que je passe la moitié de l’année en voyage d’affaires. Ce qui est nouveau pour moi, c’est une certaine magie technique qui rend les contacts professionnels beaucoup plus pratiques et intéressants, comme la vidéoconférence. Je ne m’en étais jamais inquiété auparavant, car il y avait toujours la possibilité de rencontrer des clients, des partenaires, des journalistes, des ministres, des rock stars, etc., en personne. C’est donc un élément positif, pour moi en tout cas, pour sortir de cette terrible situation liée au virus et au confinement. J’ai maintenant commencé à participer aux émissions hebdomadaires en ligne et en direct de notre direction générale, dans lesquelles nous informons tous les employés de Kaspersky de l’évolution de la situation et répondons à leurs questions. La semaine dernière, j’ai participé à deux émissions en ligne de ce type :

Alors, oui, je pense que tout va bien. Nous sommes passés à la nouvelle réalité. Bien joué, tout le monde.

En vous souhaitant à tous la meilleure santé possible, nous espérons que vous continuerez à agir avec sagesse face à la situation extraordinaire et sans précédent que nous vivons actuellement et que vous utiliserez au mieux votre temps d’isolement à la maison : il est temps de vous mettre à travailler sur les projets que vous remettiez toujours à plus tard ! …

PS : Cette publication fait partie de la crypto-quête sur mes comptes sur les réseaux sociaux. Pardon ? C’est juste un teaser, je ne vous dirai rien de plus. Bon, d’accord, mais juste deux mots : secret de Shamir. Allez, c’est parti, lancez-vous dans la quête !

L’équipe chargée des brevets a fait du très bon travail

Le mois qui vient de s’écouler a été particulièrement bon pour K en matière de propriété intellectuelle. Je suis vraiment content de recevoir de si bonnes nouvelles pour éclaircir un peu les jours ternes, humides et maussades qui nous attendent en mars. Nous avons reçu bien d’autres informations positives en matière de propriété intellectuelle ces derniers mois…

En septembre 2019, et pour la deuxième année consécutive, nous avons été inclus dans le classement Derwent Top 100 Global Innovators, et cette reconnaissance fait de nous la première (et la seule) entreprise russe à figurer dans le Top 100 des entreprises les plus innovantes à l’international. Il s’agit là d’un classement très prisé et extrêmement exigeant. Hourra !

Voici quelques informations sur ce Top 100. Chaque année, l’entreprise américaine indépendante Clarivate Analytics sélectionne les entreprises internationales les plus innovantes selon la qualité de leur portefeuille de brevets. Dans ce cas précis, Clarivate utilise les quatre critères suivants pour établir son Top 100 :

  1. La réussite de l’entreprise quant à l’obtention du brevet demandé ;
  2. L’internationalité des innovations de l’entreprise ;
  3. La fréquence selon laquelle les brevets de l’entreprise sont mentionnés par d’autres entreprises (informatiques dans notre cas) ; et
  4. Le nombre de brevets que possède l’entreprise.

Cette année, huit acteurs informatiques figurent dans la liste : Amazon, Facebook, Google, Microsoft, Oracle, Symantec, Tencent et nous ! Il est assez plaisant d’être au coude-à-coude avec des entreprises si importantes !

Voici maintenant une petite mise à jour des données relatives à notre équipe chargée des brevets, et qui ne cesse de nous étonner par leur dur labeur et leur réussite. Notre pratique dans le domaine des brevets remonte à 2005. Depuis, notre portefeuille est passé de 0 à plus de 930 brevets obtenus en Russie, aux États-Unis, en Europe, en Chine et au Japon ! En outre, nous avons encore 500 demandes de brevets en attente. Nous avons gagné neuf poursuites en justice, deux sont encore en cours et nous n’en avons perdue aucune !

En résumé, nous luttons (et gagnons) encore et toujours contre les trolls de brevets. Ne l’oubliez pas !

C’est tout pour aujourd’hui les amis. À demain !…

La propriété intellectuelle nous apporte d’autres bonnes nouvelles.

Je n’ai pu m’empêcher de remarquer que notre dernière annonce relative aux brevets a fait le buzz. Il s’agit de la dernière bataille que notre avocat d’affaire vient de remporter 😊. J’ai le plaisir de continuer dans cette lancée puisqu’il y a quelques jours de cela nous avons gagné une autre bataille de taille… Nous sortons encore victorieux d’un important procès en matière de brevets ! Cette fois, nous nous sommes affrontés à Uniloc (cette même entreprise qui a réussi à soutirer 388 millions de dollars à Microsoft). Vous devriez savoir que cette compagnie nous avait déjà poursuivis en justice pour ce même brevet en 2018 mais que nous avions eu raison d’elle.

Récemment, au cours du processus de négociation d’une plainte de violation de brevet déposée par Uniloc, nous avons reçu un message de la part des représentants de l’entreprise qui disaient être fatigués de se battre et prêts à y mettre un terme. Pour faire simple : ils sont prêts à abandonner les charges si nous faisons de même. Nous étions bien évidemment d’accord, sans passer par les formalités administratives et dans l’heure. Nous avons donc immédiatement rédigé une première version de cette déclaration commune pour  » rejet final des procédures  » qui est, dans ce cas, un jugement final signifiant que l’affaire ne peut pas faire l’objet d’autres actions.

Passons aux choses sérieuses…

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Cyber-actualités : Si Aramco avait utilisé notre technologie Antidrone… ; honeypots pour arrêter les malwares qui s’en prennent à l’IoT !

Bonjour les amis !

Nous avons récemment entendu une Cyber-histoire du côté obscur qui était plus que surprenante. Vous en avez certainement entendu parler puisqu’elle a fait la une des journaux du monde entier. Il s’agit de l’attaque de drones sur Aramco, en Arabie Saoudite, qui a empêché la production de millions de barils de pétrole par jour et a engendré des dégâts qui s’élèvent à plusieurs centaines de millions de dollars.

Malheureusement, je crains que ce ne soit que le début. Vous vous souvenez de ces drones qui ont bloqué l’aéroport de Heathrow (ou bien de Gatwick) il y a quelque temps ? Les choses suivent leurs cours. Il y en aura d’autres, c’est indéniable. Les houthis ont revendiqué l’attaque mais l’Arabie Saoudite et les États-Unis accusent l’Iran. L’Iran nie toute responsabilité. En d’autres termes, toujours le même bras de fer au Moyen-Orient. Ce n’est pas le sujet de notre article puisque nous ne parlons pas de géopolitique, vous aviez oublié ? Non, moi tout ce que je veux dire c’est que pendant que certains continuent à se montrer du doigt nous avons mis au point une solution qui arrête les attaques de drones, comme celle d’Aramco. Mesdames et messieurs, j’ai l’honneur de vous présenter… notre nouvelle technologie Antidrone !

Comment fonctionne-t-elle ?

Le dispositif calcule les coordonnées de l’objet en mouvement et le réseau neuronal détermine s’il s’agit d’un drone. Si la présence d’un drone est confirmée, alors il bloque la connexion entre l’appareil et la télécommande. Par conséquent, le drone retourne à sa base ou atterrit là où il se trouve lorsqu’il est intercepté dans le ciel. Ce système est fixe ou mobile et peut, par exemple, être installé sur un véhicule mobile.

Notre technologie Antidrone cherche avant tout à protéger les infrastructures particulièrement importantes, les aéroports, les objets industriels et bien d’autres propriétés. L’incident qui a eu lieu à Aramco montre que cette technologie est plus que nécessaire et urgente pour éviter d’autres situations similaires. De plus, les choses ne vont pas se calmer : en 2018, le marché mondial des drones représentait 14 milliards de dollars et les prévisions disent qu’il pourrait s’élever à 43 milliards de dollars en 2024 !

Il est évident que le marché de la protection contre les drones malveillants va également se développer, et que cette croissance sera rapide. Pour le moment, notre technologie Antidrone est la seule du marché russe à pouvoir détecter ces objets grâce à la vidéo et à un réseau neuronal, et est la première dans le monde à utiliser un balayage laser pour localiser les drones.

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Portail de Renseignements sur les Menaces : nous devons aller plus loin

Je comprends parfaitement que pour 95 % d’entre vous, cet article n’aura aucune utilité. Cependant, pour les 5 % restants, il a tout le potentiel pour simplifier considérablement votre semaine et vos week-ends de travail. En d’autres termes, nous avons de bonnes nouvelles pour les professionnels de la cybersécurité (équipes SOC, chercheurs indépendants et férus d’informatique). Nos travailleurs acharnés, ainsi que les membres de notre équipe Global Research and Analysis (GReAT), vous invitent à utiliser gratuitement la version simplifiée de notre Portail de Renseignements sur les Menaces, aussi appelé TIP. Ce portail repose sur les outils dont nos spécialistes se servent quotidiennement pour publier les meilleures recherches internationales sur les cybermenaces et vous l’ajouterez obligatoirement à vos favoris après avoir lu cet article !

Le Portail de Renseignements sur les Menaces résout deux problèmes majeurs auxquels l’expert en cybersécurité débordé d’aujourd’hui est confronté. Premièrement : « Quel fichier suspect parmi une centaine devrais-je choisir en premier? » ; deuxièmement : « D’accord, mon antivirus dit que le fichier est sûr, et après ? »

Lanzamos una versión gratuita del Kaspersky Threat Intelligence Portal

À l’inverse des produits « classiques » comme Endpoint Security qui ne disent que si un fichier est sûr ou dangereux, les outils d’analyse intégrés dans le Portail de Renseignements sur les Menaces donnent des informations détaillées et précisent à quel point le fichier est suspect et pourquoi. Ce portail n’analyse pas seulement des dossiers. Les hashtags, les adresses IP et les liens URL peuvent également être soumis pour faire bonne mesure. Tous ces éléments sont rapidement analysés par notre Cloud et tous les résultats vous sont servis sur un plateau d’argent : quelle est la menace (le cas échéant), à quel point une infection est rare, à quelles menaces connues contrôlables à distance ils ressemblent, quels outils ont été utilisés pour la créer, etc. De plus, les fichiers sont exécutés dans notre sandbox breveté hébergé sur le Cloud et les résultats sont disponibles en quelques minutes. En lire plus :Portail de Renseignements sur les Menaces : nous devons aller plus loin

Devinez qui figure parmi les 100 entreprises les plus innovantes du monde !

Bonjour à tous !

Les lecteurs habituels de mon blog savent que je parle parfois des succès les plus discrets, mais non moins importants, de l’entreprise : il s’agit de nos brevets et de comment ils nous permettent de lutter (incroyablement bien) contre les cybermenaces et les trolls de brevet qui retardent le progrès technologique.

J’ai dit « succès ». Voici le dernier en date : nous sommes la première entreprise russe à figurer dans le Top 100 des entreprises les plus innovantes à l’international de Derwent. Hourra !

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Earth 2050 : comment nous voyons le futur

Vous avez peut-être vu que notre entreprise a connu de grands changements la semaine dernière, mais cela n’a rien de nouveau pour nous ! Depuis que nous avons fait nos débuts, il y a 22 ans, nous n’avons cessé de changer, changer, et encore changer pour nous améliorer, évidemment. Les modifications font partie de notre profession ! Nous vous expliquons pourquoi…

Ne pas comprendre le développement des technologies ne serait pas de bon augure pour notre futur, et je ne parle pas seulement de nos ventes. Ce que je veux dire par là c’est qu’il n’y aurait peut-être personne pour acheter nos produits.

Je rigole 😊

Je suis certain que le monde se porterait bien. Le monde change à cause des technologies, mais c’est pour le mieux. Il est certain que de nouvelles possibilités apportent de nouveaux risques, mais il en a toujours été ainsi.

Notre travail consiste à reconnaître ces risques, à les supprimer, et à les empêcher d’apparaître à nouveau sinon les attaques auraient toujours une longueur d’avance sur les mesures de protection, ce qui les rendrait parfaitement inutiles. Dans notre secteur, vous devez être capable d’anticiper ce que les cybercriminels ont en tête et installer des pièges en avance. En réalité, cette capacité nous a toujours différencié de nos concurrents. Vous souvenez-vous de NotPetya, une des épidémies globales les plus tristement célèbres de ces dernières années ? Nous l’avons interceptée de façon proactive sans avoir besoin de faire une mise à jour.

Cette idée de prévoir le futur nous plaisait tellement que nous avons décidé de lancer un projet de réseau social qui repose sur cette idée : Earth 2050.

Qu’est-ce que Earth 2050 ? Il s’agit d’une plateforme totalement ouverte de crowdsourcing (mes excuses pour ce mot à la mode) qui cherche à prédire le futur. C’est un endroit où n’importe qui, qu’il s’agisse d’un ministre ou d’un éboueur, peut partager sa vision du futur en écrivant, dessinant, faisant un graphique ou quoique ce soit. Si vous n’avez pas le don de la clairvoyance, vous pouvez tout de même  » Aimer  » ou commenter les prédictions faites par d’autres personnes. Il y en a pour tous les goûts.

Pourquoi cette ouverture d’esprit est-elle si importante ?

Il n’est pas facile de prédire le futur. Il est fort probable qu’une personne s’y essaie et est complètement tord, ce qui est compréhensible et naturel. Cependant, les prédictions faites par plusieurs personnes apportent beaucoup plus de précision, même si elles sont en partie fausses, assez vagues ou contradictoires. Tout cela ressemble un peu au principe de l’apprentissage automatique. Plus la machine en sait, plus elle peut agir, et dans ce cas, prédire le futur.

Jusqu’à présent, plus de 70 visionnaires ont apporté 400 prédictions sur Earth 2050, et je dois dire que certaines sont trèèèès intéressantes et curieuses.

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Une nouvelle image

Un jour, quelqu’un m’a dit « il faut souvent remanier votre vie pour qu’elle ne tourne pas au vinaigre ».

À KL, il nous est impossible de laisser les choses se compliquer ; ce n’est même pas envisageable dans ce secteur qui est en constante évolution et change rapidement. Il est pourtant bien de faire une pause, d’analyser ce que nous faisons en adoptant un point de vue externe, de voir ce qui nous attend, et d’apporter un nouveau look à l’entreprise pour que son image soit en accord avec les autres changements. C’est ce que nous avons fait, et je souhaiterai me servir de cette introduction lyrique pour vous annoncer officiellement que nous avons changé de nom et vous expliquer pourquoi.

Nous sommes nés dans les années 90. Lorsque nous avons créé l’entreprise en 1997 nous n’avions qu’un seul objectif : avoir le meilleur antivirus au monde. Nous n’avons pas parlé de notre « position », de notre image, ou de la « philosophie de notre marque » à ce moment-là. Cette époque est désormais révolue et nous sommes ici 22 ans plus tard. Les choses ont bien changé…

Nous comptons désormais plus de 4 000 employés et nous protégeons des centaines de millions de personnes et d’entreprises dans le monde entier. Le concept même d’ « antivirus », qui est la pierre angulaire de l’entreprise, est maintenant obsolète. Le monde est devenu tellement indépendant en matière d’informatique qu’il n’y a désormais aucun aspect de la vie moderne qui ne soit pas affecté. Nous sommes prêts à tous les protéger : utilisateurs d’Internet depuis leur domicile, grandes entreprises, gouvernements, industries et infrastructures. Quelque chose n’a pourtant pas changé : nous proposons les meilleures solutions de sécurité disponibles sur le marché.

Étant donné que les choses ont beaucoup évolué, il était grand temps de prendre en compte l’image que les gens ont de nous et voir si nous devions apporter quelques modifications. Après tout, notre logo a été conçu en 1997 lorsque l’entreprise faisait ses premiers pas. Nous avons utilisé l’alphabet grec et de nombreux détails pour créer ce logo, mais cela n’a plus vraiment d’intérêt 22 ans plus tard.

Après avoir travaillé en toute discrétion et avec acharnement, nous vous annonçons aujourd’hui que nous modifions notre logo ! Il a été conçu à partir de formes géométriques et de lettres mathématiquement correctes. De plus, il représente les valeurs qui, selon nous, nous définissent avec notamment les meilleures normes en ingénierie. Une autre modification notable est que nous avons supprimé le mot « Lab ». Nous en parlions depuis des années puisque les personnes du monde entier parlent souvent de « mon nom de famille » lorsqu’elles font référence à l’entreprise. Ça a toujours été le cas, et ce mot était peut-être oublié pour que ce soit plus commode, simple ou court, ou tout simplement parce qu’il n’était pas nécessaire. Nous avons donc supprimé « Lab » pour être en accord et pertinents avec les changements actuels que nous apportons. Maintenant, nous sommes tout simplement « Kaspersky ». Plus court, plus simple, plus clair, plus fonctionnel, plus commode, et plus facile à retenir.

Si vous approfondissez un peu le sujet, il est évident que nous ne changeons pas seulement notre logo. La totalité de l’entreprise évolue.

Nous avons compris que nous approchons différemment notre entreprise, nos produits, nous-mêmes, et notre vision du futur depuis plusieurs années. Pendant tout ce temps, nous avons « sauvé le monde » en luttant contre les menaces informatiques sous toutes leurs formes. Mais, comme je l’ai déjà dit auparavant, nous ne sommes plus les mêmes puisque nous avons grandi. Nous savons que nous pouvons sauver le monde et construire un environnement mieux protégé et plus sûr à partir de zéro. Je suis convaincu que le concept de « cybersécurité » sera bientôt obsolète et sera remplacé par « cyber-immunité ».

Les systèmes d’informations devraient être conçus et sécurisés en amont, et ne pas avoir besoin d’ajouts ultérieurs sous la forme de solutions de sécurité (qui ne sont jamais sûres à 100 %). Nous travaillons sur cet avenir. Un futur réel et tangible pour mener une vie plus facile, plus agréable et plus intéressante. Il ne s’agit pas d’un projet futuriste sorti directement d’un film de science-fiction. Ce monde prend forme petit-à-petit, tous les jours. Je crois que dans ce monde plus sûr que nous aidons à créer, les technologies ne seront plus une source de menaces constantes, mais vont nous offrir des milliers de nouvelles possibilités, opportunités et découvertes.

Et voici le nouveau… K ?! (Quoi ? Je ne peux plus parler de KL comme j’aime tant le faire ? Oui, il faut savoir faire des sacrifices pour avancer !)