Corona ou pas, le show de la Konférence internationale de partenaires doit continuer !

Nous avons une tradition chez K et c’est que chaque année nous allons au banya entre amis organisons une conférence à laquelle nous invitons nos associés et partenaires préférés et ceux qui nous sont le plus chers. Il s’agit d’un événement international et les participants viennent des quatre coins du monde, de l’Amérique à l’Australie (contrairement aux conférences régionales et fonctionnelles que nous organisons à plus petite échelle).

Cette tradition a commencé en 1999 (une année dont j’ai parlé il n’y a pas si longtemps) et nous avons maintenu le rythme pendant 10 ans. Puis en 2009, nous avons décidé de la diviser en plusieurs conférences régionales plus petites parce que cette réunion internationale avait pris beaucoup trop d’ampleur. C’est ainsi que nous avons choisi d’organiser des conférences séparées pour : les Amériques, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, l’Asie et l’Australie et enfin la Russie et les pays voisins.

Revenons-en aux conférences internationales. La première a eu lieu à Moscou, puis nous sommes allés à Saint-Pétersbourg, Chypre, Barcelone, Malte et bien d’autres villes en bord de mer, tout autour de la Méditerranée. Ensuite, nous sommes devenus plus gourmands et avons voyagé aux Caraïbes, à Rio de Janeiro et à bien d’autres endroits toujours plus exotiques. Pour en savoir plus sur ces conférences et autres rassemblements internationaux cliquez ici.

Quelques années plus tard, nous avons divisé cette conférence internationale en plusieurs événements régionaux… mais elle nous manquait tant. Ce qui était évident est arrivé et nous l’avons remise au goût du jour (sans pour autant arrêter celles organisées à niveau régional). Pour le grand retour de cette immense conférence, nous avons décidé d’avoir comme thème et toile de fond le plus grand pays du monde (pourquoi pas ?). En 2017 c’était à Moscou (où, comme je l’ai dit, notre toute première conférence internationale avait eu lieu en 1999… ça va ça vient) ; en 2018 à Saint-Pétersbourg ; en 2019 à Sotchi. Étrangement, il y a 20 ans ces villes hôtes auraient été tout simplement incapables d’accueillir des événements de cette envergure. De nos jours elles le font sans aucun problème et je les recommande à tout le monde.

Nous voilà donc en 2020…

En général, ces conférences traditionnelles et internationales entre partenaires regroupent entre 100 et 150 distributeurs et partenaires internationaux qui y assistent en personne. Cette année nous avions envisagé (c’est aussi une tradition !) de déployer un peu plus nos ailes : l’organiser au circuit de Valence. Malheureusement, 2020 étant… 2020 nous avons dû oublier cette idée ! En revanche, cette quarantaine fatigante, ennuyeuse et constante n’était pas une excuse suffisante pour annuler notre réunion internationale. Nous l’avons tout simplement adaptée : hors ligne > en ligne, ou plutôt quelque chose entre les deux qui est assez hybride (oui, nous suivons le mouvement). Au début nous pensions avoir à peu près 100 invités de 35 pays différents. Le résultat final ? 1800 participants de 150 pays ! « Ne jamais sous-estimer le pouvoir d’un événement international sur Internet, Luke. »😊

Au programme de cette conférence mondiale hybride nous trouvons : mon concept de cyber-immunité, comment le monde passe de l’ère du plastique à l’ère de l’informatique, notre écosystème de partenaires et de produits, comment notre entreprise a résisté à la tornade corona et les traditionnelles analyses et prévisions de nos cyber-ninjas de l’équipe GReAT dans le monde des menaces.

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DRONES – FINI LES SCANDALES D’INTERRUPTION DE SERVICE DANS LES AÉROPORTS : NOUS SOMMES LÀ POUR ASSURER VOS ARRIÈRES.

Depuis plusieurs semaines maintenant, ce dispositif mystérieux, brillant, clairement de haute technologie et futuriste complète mon mobilier de bureau minimaliste au sein du siège K. Il est si remarquable, fantaisiste, habile et post-moderne que c’est la première chose que les visiteurs remarquent, même s’ils se font rares à cause de notre politique de télétravail. Puis ils me posent tous la même question, simple et évidente : « Qu’est-ce que c’est ? ».

Un oiseau, un avion, une caméra (posée sur un trépied), un pistolet ou un genre de scanner ? Vous chauffez !…

Avant de vous le dire revenons un peu en arrière !

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OpenTIP, saison 2 : venez plus souvent !

Il y a un an, je me suis adressé aux spécialistes en matière de cybersécurité pour leur présenter le nouvel outil que nous avions développé. Notre Portail de Renseignements sur les Menaces (OpenTIP) utilise les mêmes outils que nos cyber-ninjas de l’équipe GReAT pour analyser les menaces complexes (ou tout simplement les fichiers suspects). Bien d’autres personnes s’en servent aussi pour tester des millions de fichiers chaque mois.

Beaucoup de choses ont changé en un an puisque presque tout le monde a dû passer au télétravail à cause du coronavirus, ce qui a compliqué la vie des experts en cybersécurité. Il est désormais cent fois plus difficile de garantir la sécurité des réseaux d’entreprise qu’avant. Si le temps était précieux avant la Covid-19, il l’est encore plus maintenant. De nos jours, les demandes que nos utilisateurs les plus sophistiqués nous font parvenir sont assez simples et directes : « S’il vous plaît, donnez-nous accès à l’interface de programmation d’application (API) et augmentez les taux limites ! »

Vous nous l’avez demandé alors nous l’avons fait.

Nouvelle page d'accueil de l'OpenTIP

La nouvelle version de OpenTIP offre la possibilité à l’utilisateur de se connecter et je recommande fortement à tous ceux qui consultent régulièrement le site de le faire. Une partie conséquente de l’accès payant TIP se dévoile lorsque vous vous identifiez.

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Zénitude et l’art de maintenir le contact avec nos partenaires

Alors que les choses commençaient enfin à s’améliorer, il semblerait qu’une seconde vague de ce ***** (censuré) virus touche à nouveau le monde entier. À Moscou, le maire encourage tout en douceur (du moins pour le moment) les entreprises à demander à leurs employés de travailler depuis chez eux, les écoles se préparent à nouveau à donner des cours Zoombie via Zoom et notre siège est pratiquement vide (surtout en R&D). On dirait bien que nous n’allons pas beaucoup sortir de chez nous mais, lorsque nous le faisons, nous portons des gants et des masques, nous maintenons la distance sociale et nous faisons un check hochons la tête pour nous saluer. Les choses seront ainsi cet automne et cet hiver. Hum… je me demande ce qui est pire : corona en été ou en hiver ? Voilà une question difficile mais je préfère ne pas m’attarder. Cela n’aide pas vraiment.

Un jour nous repenserons à 2020 et nous pourrons à peine croire que tout ça soit vraiment arrivé ! Probablement. Avec un peu de chance. En sommes-nous sûrs ?…

Nous serons stupéfaits de voir comment le monde entier s’est retrouvé sens dessus dessous et les répercussions négatives que ce virus a eu sur l’humanité. Pourtant, là, en ce jour, comme je suis plutôt du genre à voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide, je vais me concentrer sur certains effets positifs de la pandémie, du moins du point de vue d’une entreprise comme la nôtre. Il y a les nouvelles capacités et aptitudes que nous avons dû développer lorsque nous travaillions depuis chez nous et à cause de la fermeture des frontières étant donné que nous sommes une entreprise internationale. Depuis sept mois maintenant personne ou presque n’a pu voyager. Nos installations sont pratiquement vides. Nous n’avons pas pu organiser nos conférences, nos repas et nos activités amusantes avec nos partenaires et nos clients. Pourtant les affaires continuent, et vont plutôt bien d’ailleurs puisque nous avons dépassé nos objectifs ! Vous vous demandez sûrement comment ? Voici tous nos secrets…

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Ransomware : on ne rigole plus

Pour commencer, petit retour en arrière…

Le 10 septembre, le ransomware-malware DoppelPaymer a chiffré 30 serveurs d’un hôpital de la ville allemande de Düsseldorf, suite à quoi le débit de patients malades s’est effondré. Il y a une semaine, à cause de cette baisse, l’hôpital n’a pas pu accepter une patiente qui devait être opérée en urgence et l’a redirigée vers l’hôpital de la ville voisine. Elle est décédée pendant le trajet. Il s’agit du premier décès directement lié à l’attaque d’un ransomware.

Cette histoire est très triste, surtout lorsque l’on y regarde de plus près : il y a eu  » l’accident  » fatal (en supposant que les cybercriminels n’avaient pas prévu que leurs mauvaises actions provoqueraient un décès), une négligence évidente des règles de base à suivre en matière de cybersécurité et une incapacité des autorités policières à appréhender l’organisation criminelle impliquée.

Les cybercriminels ont pu attaquer le réseau de l’hôpital grâce à une vulnérabilité (Shitrix) dans les serveurs Citrix Netscaler qui avait pourtant été corrigée en janvier. Il semblerait que les administrateurs système aient attendu trop longtemps avant d’installer le patch et, pendant ce temps, des personnes mal intentionnées ont pu pénétrer dans le réseau et installer une porte dérobée.

Jusque-là ce sont les faits. À partir de maintenant ce n’est qu’une hypothèse impossible à confirmer mais qui semble tout de même très probable…

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Apprenez à utiliser les règles YARA : comment prédire les cygnes noirs

Il y a bien longtemps que l’humanité n’avait pas connu une telle année. Il ne me semble pas avoir vécu une année avec autant de cygnes noirs de types et de formes si différents. Il est évident que je ne parle pas de ceux qui ont des plumes. Il s’agit plutôt d’événements inattendus qui ont des conséquences considérables, selon la théorie de Nassim Nicholas Taleb que ce dernier a présenté dans son livre Le Cygne noir: La puissance de l’imprévisible en 2007. Un des principes de cette théorie est, qu’avec le recul, les événements surprenants qui se sont déjà produits s’avèrent être évidents et prévisibles. Pourtant, personne ne les avait anticipés avant qu’ils n’aient lieu.

Les experts en cybersécurité peuvent gérer l’ambigüité des cygnes noirs et les prédire grâce à YARA

Prenons un exemple : cet épouvantable virus qui a mis le monde entier en quarantaine depuis mars. Il s’avère qu’il existe toute une grande famille de Coronaviridae, plusieurs dizaines, et qu’on en trouve régulièrement de nouvelles mutations. Les chats, les chiens, les oiseaux ou encore les chauves-souris. Tous attrapent ce virus. Les humains aussi. Certains virus ne causent qu’un simple rhume alors que d’autres se manifestent… différemment. Il ne fait aucun doute que nous devons trouver un vaccin pour toute cette famille comme nous l’avons fait pour toutes les autres maladies mortelles : variole, polio, etc. Oui, mais avoir un vaccin n’est pas toujours la solution. Regardez la grippe… il n’y a aucun vaccin immunisant et ce depuis combien de siècles maintenant ? Quoi qu’il en soit, avant de commencer à développer un vaccin vous devez savoir ce que vous recherchez et il semblerait que cela relève plus de l’art que de la science.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela ? Quel est le lien… Il s’agit forcément de cybersécurité ou d’un voyage exotique, n’est-ce pas ?! Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur le premier élément.

Les zero-day sont une des cybermenaces existantes les plus dangereuses : ces vulnérabilités de logiciel rares et inconnues (pour les experts en cybersécurités et autres) peuvent causer d’importants et d’atroces dégâts à grande échelle, et ont tendance à rester cachées jusqu’à ce qu’elles soient exploitées, ou à n’être découvertes qu’après.

Pourtant, les experts en cybersécurité ont des outils qui leur permettent de gérer l’ambigüité des cygnes noirs et de les prédire. Je souhaite vous parler de l’un d’entre eux : YARA.

L’équipe GReAT de Costin Raiu a examiné les e-mails de Hacking Team et a établi une règle YARA, capable de détecter un exploit zero-day, à partir de presque rien

Pour faire simple, YARA aide à rechercher et détecter un malware en identifiant les fichiers qui répondent à certains critères et en adoptant une approche qui repose sur des règles afin de décrire les familles de malware selon leurs modèles textuels ou binaires. Tout cela semble bien compliqué. Continuez à lire, vous allez comprendre. Cet outil est donc utilisé pour rechercher des malwares similaires après avoir identifié un modèle. L’objectif est de pouvoir dire que certains programmes malveillants semblent avoir été inventés par les mêmes cybercriminels et à des fins similaires.

Utilisons une autre métaphore, comme celle du cygne noir et avec de l’eau : la mer.

Imaginons que votre réseau est l’océan, avec des milliers de poissons différents, et que vous êtes un pêcheur parti au large sur son bateau qui lance d’énormes filets dérivants pour pêcher. Attention, seules quelques espèces de poissons vous intéressent : les malwares créés par un groupe spécifique de pirates informatiques. Votre filet dérivant est spécial maintenant. Il dispose de plusieurs compartiments et seuls les poissons d’une espèce en particulier (caractéristiques du malware) peuvent être mis dans le compartiment correspondant.

Lorsque vous remontez le filet vous avez beaucoup de poissons, tous compartimentés. Certains sont relativement récents, d’autres sont tout à fait inédits (nouveaux échantillons de malware) et vous ne savez pas grand-chose de ces exemplaires. Pourtant, vous avez des poissons dans des compartiments, par exemple « Ressemble à l’espèce [du groupe de cybercriminels] X » ou « Ressemble à l’espèce [du groupe de cybercriminels] Y ».

Voici un article qui illustre la métaphore du poisson et du pêcheur. En 2015, notre gourou YARA et directeur de GReAT, Costin Raiu, s’est complètement transformé en Sherlock Holmes de l’informatique pour trouver un exploit dans le logiciel Silverlight de Microsoft. Je vous conseille vivement de lire cet article mais, en résumé, Raiu a minutieusement examiné certains échanges d’e-mails que les cybercriminels ont divulgués pour établir une règle YARA à partir de presque rien, et c’est ainsi qu’il a pu trouver l’exploit et protéger le monde entier d’un très gros problème. Les e-mails avaient été envoyés par une entreprise italienne qui s’appelle Hacking Team… Des cybercriminels qui piratent d’autres cybercriminels !

Revenons-en aux règles YARA…

Les particpants reçoivent un certificat à la fin du cours qui confirme leur nouveau statut de ninja YARA. Certains nous ont dit que cette formation les a vraiment aidés dans leur carrière professionnelle

Nous enseignons l’art de la création des règles YARA depuis des années. Les cybermenaces que YARA nous a permis de découvrir sont assez complexes. C’est pourquoi ce cours est toujours présentiel, hors-ligne, et réservé à un nombre réduit de participants qui sont les meilleurs chercheurs en cybersécurité. Depuis mars, et à cause du confinement, il n’a pas été facile d’organiser une formation dans le monde réel. Le besoin de se former n’a pas pour autant disparu et l’intérêt porté à nos cours n’a pas diminué.

C’est tout naturel : les cybercriminels ne cessent d’imaginer de nouvelles attaques encore plus sophistiquées, surtout pendant la quarantaine. Par conséquent, il était tout simplement inacceptable de ne pas partager nos connaissances spécialisées sur YARA. Nous avons donc (1) adapté le format de la formation pour qu’elle puisse être faite en ligne et (2) l’avons rendue accessible à tout le monde. Elle n’est pas gratuite mais le prix est très compétitif et au niveau du marché pour un cours de ce niveau-là (le plus élevé).

Le voilà :

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Cybersécurité : la nouvelle dimension de la qualité automobile

Il semblerait que beaucoup de personnes pensent que les véhicules du 21ème siècle sont des dispositifs mécaniques. Il est vrai qu’un peu d’électronique a été ajouté pour une raison ou pour une autre, et que certains modèles en ont plus que d’autres mais, en fin de compte, ce travail relève du génie mécanique : châssis, moteur, roues, volant, pédales… L’électronique, qui s’avère parfois être un ordinateur, ne fait qu’aider tout le mécanisme. C’est son devoir puisque de nos jours les tableaux de bord sont un océan de données numériques avec seulement quelques affichages analogiques.

Bon, je vais être clair : les choses sont bien différentes !

De nos jours, une voiture est un ordinateur spécialisé, un « cyber-cerveau », qui contrôle les aspects mécaniques et électroniques que nous avions pour habitude d’associer au mot « voiture » : le moteur, les freins, les clignotants, les essuie-glaces, la climatisation et tout le reste.

Avant, par exemple, le frein à main était 100 % mécanique. Vous tiriez d’un coup sec, avec votre « main » (difficile à croire ?!) et il grinçait, tout comme vous. De nos jours, vous appuyez sur un bouton. 0 % de mécanique. Contrôle par ordinateur à 100 %. Il en est de même avec presque tous les éléments.

Ensuite, beaucoup pensent qu’un véhicule autonome est une voiture conduite par un ordinateur. Pourtant, s’il y a quelqu’un au volant de cette nouvelle voiture alors c’est cette personne qui conduit (et non l’ordinateur). « Bien sûr, ne soyons pas ridicule ! »

Je dois encore corriger cette affirmation : ce n’est pas comme ça !

Avec la plupart des véhicules modernes actuels, la seule différence entre les autonomes et ceux conduits par un humain sont que, dans ce dernier cas, l’humain contrôle les ordinateurs de bord. Lorsqu’il s’agit d’un véhicule autonome, les différents ordinateurs de la voiture sont contrôlés par un ordinateur principal, central et très intelligent, développé par des entreprises comme Google, Yandex, Baidu ou Cognitive Technologies. L’ordinateur reçoit la destination, observe tout ce qui se passe autour de lui et décide comment se rendre jusqu’à la destination (à quelle vitesse, en suivant quel itinéraire, etc. selon des algorithmes super-intelligents mis à jour chaque nanoseconde).

Courte histoire de la numérisation des véhicules à moteur

Quand sommes-nous passés de la mécanique au numérique ?

Certains experts dans ce domaine estiment que l’informatisation de l’industrie automobile a commencé en 1955, lorsque Chrysler proposait un transistor en option sur un de ses modèles. D’autres, qui pensaient que la radio n’était pas vraiment une caractéristique automobile, considèrent que ce fut l’introduction de l’allumage électronique, de l’ABS ou des systèmes électroniques de commande du moteur qui ont amené l’informatisation automobile (par Pontiac, Chrysler et GM en 1963, 1971 et 1979 respectivement).

Peu importe quand ce processus a commencé, ce qui s’en est suivi a été peu différent : encore plus d’électronique. Puis les choses sont devenues de plus en plus numérique et il a été de plus en plus difficile de faire la distinction entre ces deux aspects. Pour ma part, je considère que la révolution numérique des technologies automobiles a commencé en février 1986 lorsque, lors de la convention de la Society of Automotive Engineers, l’entreprise Robert Bosch GmbH a présenté au monde son protocole de réseau numérique pour que les composants électroniques de la voiture puissent communiquer : le bus de données CAN (controller area network). Il faut dire ce qui est : le protocole inventé par ces ingénieurs de Bosch est encore pertinent de nos jours et utilisé par presque n’importe quel véhicule dans le monde !

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Vos jeux consomment beaucoup de ressources ? Découvrez notre mode Jeux.

Il y a presque 30 ans, en 1993, la première incarnation du jeu culte sur ordinateur Doom sortait. C’est grâce à lui que les quelques propriétaires d’un ordinateur de bureau (imaginez la situation !) ont découvert que la meilleure façon de se protéger contre les monstres c’est en utilisant un fusil et une tronçonneuse. Les jeux vidéo ne m’ont jamais vraiment passionné (je n’avais pas assez de temps, j’étais bien trop occupé). Pourtant, de temps à autre, après une longue journée de travail, certains collègues et moi-même jouions pendant près d’une heure à des jeux de tir à la première personne, et nous étions tous connectés à notre réseau local. Je me souviens même du tournoi de Duke Nukem organisé au sein de l’entreprise. Nous parlions du classement pendant la pause repas à la cantine et nous pariions sur le vainqueur ! Ainsi, les jeux vidéo n’étaient jamais loin.

Pendant ce temps, nous avons lancé notre antivirus ; une solution complète avec des cris de cochon (activez les sous-titres en français en cliquant en bas à droite de la vidéo) pour effrayer les monstres informatiques les plus redoutables. Les trois premières versions se sont bien déroulées. Puis il y a eu la quatrième, avec de nouvelles technologies merveilleuses qui luttaient contre les cybermenaces complexes, mais nous n’avions pas assez bien pensé l’architecture et nous ne l’avions pas assez testée. Le principal problème était la façon dont cet antivirus accaparait les ressources et ralentissait l’ordinateur. À cette époque, les logiciels, et surtout les jeux vidéo, avaient besoin de plus de ressources jour après jour. La dernière chose dont les utilisateurs avaient besoin étaient un antivirus qui saturait le processeur et la mémoire RAM.

Nous devions agir vite. C’est ce que nous avons fait. Deux ans plus tard nous avons lancé notre légendaire sixième version, qui a battu tout le monde en termes de vitesse (fiabilité et flexibilité). Cela fait maintenant 15 ans que nos solutions figurent parmi les meilleures en performance.

Chassez le naturel, il revient au galop. Ce problème temporaire qui affectait les performances de l’ordinateur est devenu un mythe et certains y croient encore aujourd’hui. Nos concurrents ont été ravis de voir cette légende prendre… des proportions mythiques. Nous l’étions beaucoup moins.

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Top 5 des technologies K qui nous ont permis de figurer parmi les 100 entreprises les plus innovantes du monde !

Nous avons encore réussi. Nous figurons pour la deuxième fois dans le Top 100 des entreprises les plus innovantes à l’international de Derwent, une liste prestigieuse d’entreprises internationales établie en fonction de leur portefeuille de brevets. Je dis prestigieuse puisque ce classement nous permet de côtoyer certaines entreprises comme Amazon, Facebook, Google, Microsoft, Oracle, Symantec ou encore Tencent. Cette liste n’est pourtant pas une simple sélection des entreprises qui semblent avoir de l’importance et utiliser les brevets de façon intelligente ; elle repose sur le travail analytique et titanique de Clarivate Analytics qui a évalué plus de 14 000 ( ! ) entreprises candidates, selon différents critères, le plus important étant le taux de citations ou, en d’autres termes, l’  » influence « . Et si cela n’était pas suffisant, en cinq ans le seuil minimal à atteindre en termes d’influence pour figurer dans le top 100 a augmenté de 55 % :

Pour être un peu plus précis, le taux de citations est l’influence des inventions sur les innovations d’autres entreprises. Dans notre cas, il s’agit de voir à quelle fréquence les autres inventeurs nous mentionnent dans leurs brevets. Si une autre entreprise vous mentionne officiellement dans son brevet alors cela signifie que vous avez inventé quelque chose de nouveau, réellement innovant et utile qui aide l’entreprise en question à proposer  » quelque chose de nouveau, réellement innovant et utile « . Il est évident qu’un tel système de reconnaissance du travail d’autres innovateurs n’accorde aucune place à ceux qui présentent de simples copies de brevets. Voilà pourquoi ces brevets ne peuvent en aucune façon figurer dans ce top 100. En attendant, nous, nous y sommes. Nous figurons dans le top 100 des entreprises internationales innovantes qui font vraiment avancer les choses en technologie.

Ouah, quel honneur. C’est comme si on nous félicitait pour tout notre dur labeur. Une véritable reconnaissance de nos contributions. Hourra !

Nous sommes encore sous le choc, et euphoriques, mais en tant que petit curieux, je me suis demandé quelles sont les cinq technologies brevetées les plus mentionnées, et donc les plus influentes. Je me suis penché sur la question et voilà ce que j’ai découvert…

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Un système d’alerte précoce pour les cyber-gardes (alias Adaptive Anomaly Control – contrôle des anomalies adaptatif)

Le plus probable, si vous travaillez normalement dans un bureau, c’est que votre bureau soit actuellement plutôt ou totalement vide, juste comme le nôtre. Dans notre siège, vous ne verrez que quelques gardes de sécurité, et le seul bruit que vous entendrez sera le bourdonnement des systèmes de refroidissement de nos serveurs lourdement chargés, étant donné que tout le monde est branché et travaille depuis chez soi.

Vous n’imaginez pas que, sans être vus, nos technologies, nos experts et nos produits travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour protéger le cybermonde. Mais c’est le cas. Cependant, les méchants préparent en même temps de nouveaux tours de passe-passe. Heureusement, nous disposons d’un système d’alerte précoce dans notre collection d’outils de cyberprotection. Mais j’y reviendrai dans un instant…

Le rôle d’un responsable de la sécurité informatique ressemble en quelque sorte à celui d’un garde forestier : pour attraper les braconniers (malwares) et neutraliser la menace qu’ils représentent pour les habitants de la forêt, il faut d’abord les trouver. Bien sûr, vous pouvez simplement attendre que le fusil d’un braconnier se déclenche et courir vers l’endroit d’où provient le son, mais cela n’exclut pas la possibilité que vous arriviez trop tard et que la seule chose que vous puissiez faire soit de nettoyer les dégâts.

Vous pourriez devenir complètement paranoïaque en plaçant des capteurs et des caméras vidéo partout dans la forêt, mais vous pourriez alors vous retrouver à réagir à chaque bruissement capté (et bientôt à perdre le sommeil… et la tête). Mais lorsque vous réalisez que les braconniers ont appris à très bien se cacher, et en fait, à ne laisser aucune trace de leur présence, il devient alors évident que l’aspect le plus important de la sécurité est la capacité à séparer les événements suspects des événements réguliers et inoffensifs.

De plus en plus, les cyberbraconniers de notre époque se camouflent à l’aide d’outils et d’opérations parfaitement légitimes.

Quelques exemples : l’ouverture d’un document dans Microsoft Office, l’octroi d’un accès à distance à un administrateur système, le lancement d’un script dans PowerShell et l’activation d’un mécanisme de cryptage des données. Ensuite, il y a aussi la nouvelle vague de malwares sans fichiers qui ne laissent aucune trace sur un disque dur, ce qui limite sérieusement l’efficacité des approches traditionnelles de la protection.

Exemples : (i) L’acteur de menaces Platinum a utilisé des technologies sans fichier pour accéder à des ordinateurs d’organisations diplomatiques (ii) des documents de bureau avec une charge utile malveillante ont été utilisés pour des infections de phishing dans les opérations de l’APT de DarkUniverse ; et il y a encore bien d’autres cas. Un autre exemple : le crypteur sans fichier  » Mailto  » (alias Netwalker), qui utilise un script PowerShell pour charger le code malveillant directement dans la mémoire des processus système de confiance.

Maintenant, si la protection traditionnelle n’est pas à la hauteur, il est possible d’essayer d’interdire aux utilisateurs toute une série d’opérations, et d’introduire des politiques strictes sur l’accès et l’utilisation des logiciels. Cependant, dans ce cas, les utilisateurs et les méchants finiront probablement par trouver des moyens de contourner les interdictions (tout comme la prohibition de l’alcool a toujours été contournée).

Il vaudrait beaucoup mieux trouver une solution permettant de détecter les anomalies dans les processus standard et d’en informer l’administrateur du système. Mais l’essentiel est qu’une telle solution apprenne à déterminer automatiquement et précisément le degré de  » suspicion  » des processus dans toute leur diversité, afin de ne pas tourmenter l’administrateur du système en criant constamment au loup !

Eh bien, vous l’avez deviné ! Nous avons une solution de ce type : Adaptive Anomaly Control, un service construit sur trois composants principaux – des règles, des statistiques et des exceptions.

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