SOPA sans moi.

– Ou pourquoi nous avons décidé de quitter la Business Software Alliance (BSA)

Salut à tous !

Récemment, la blogosphère U.S. s’est progressivement insurgée contre le nouveau projet de loi contre le piratage, le Stop Online Piracy Act ou SOPA. Les discussions sur ce sujet sont, pour rester poli, plutôt franches, avec des commentaires comme celui-ci :  »ces idiots viennent voler votre Internet », (à lire ici).

Qu’est-ce que le SOPA ?

Il trouve sa source et son développement dans un élément particulièrement opportun : la protection de la propriété intellectuelle. Mesdames et Messieurs, c’est très important !  »Tu ne voleras point » comme nous l’explique la Bible. Un auteur, ou plus généralement une équipe, a passé des nuits entières à rédiger un livre, composer une chanson, tourner un film, créer un logiciel ou tester une suite bureautique. Est-ce que cela ne mérite pas une rétribution financière ? Oui ou non ? Réfléchissez avant de répondre, quelqu’un pourrait se poser la même question au sujet de votre travail… alors ?

Les auteurs et les équipes créatives devraient être chéris, protégés et encouragés à créer plus de chef-d’œuvres. Par conséquent les législateurs américains ont montré clairement que SOPA était une priorité pour eux et de nombreux groupes de pression ont publiquement soutenu cette loi, dont la BSA. La loi peut être résumée de cette manière:

Suite à la décision d’une cour américaine…

Appel à l’action : Internet devrait devenir une zone sans armée.

Quelle est la différence entre un missile militaire et un malware ?

Il ne s’agit pas d’une blague –un malware peut prendre le contrôle d’un missile, mais un missile ne peut pas être utilisé pour détruire un malware. Avec les bons outils un missile peut être détourné par un malware, mais aucune puissance, aussi grande soit-elle, ne peut détourner un software malveillant une fois qu’il est actif.

Contrairement aux armes traditionnelles, le logiciel malveillant peut se reproduire à l’infini. Tandis qu’un missile peut souvent être contrôlé d’une certaine façon, le malware a tendance à attaquer sans faire de distinction : personne ne sait qui il touchera, ni quel virage il prendra sur son chemin. Sur les trajectoires impénétrables du Web, aussitôt qu’un black hat lance un malware pour gagner de l’argent rapidement, tout peut arriver. Il est impossible de calculer l’effet qu’il aura, ce qui pourrait être affecté par accident, et même comment il pourrait nuire à ses créateurs via un effet boomerang. Les gens ont tendance à faire des erreurs dans tout ce qu’ils font – et écrire des codes, malveillants ou autres, n’est pas une exception. Il existe de nombreux exemples de ce genre « de dommages collatéraux » – lisez mon article précédent sur les fortunes d’Internet.

Au moins, nous sommes en train d’assister à des efforts communs pour combattre les cybercriminels.

L’industrie de la sécurité resserre l’étau sur eux, et les gros poissons tel que Microsoft s’investissent. D’autres organisations à but non-lucratif et intergouvernementales rejoignent aussi le mouvement. Les gouvernements commencent à comprendre qu’Internet peut être une autoroute vers l’enfer, et se lèvent pour prendre les choses en mains. Un progrès est donc en cours.

Cependant, je suis davantage concerné par un autre côté de la sécurité Internet. Les astuces d’un cybercriminel sembleront bien ridicules face à une cyber guerre à l’échelle du Web. Oui, vous lisez bien – une cyber guerre du Web ! C’est là que les choses commenceront à être bien plus  compliquées et obscures.

Voici les faits…

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